Les Bénédictines de Chantelle
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Quelques réflexions sur la juste place :


Un peuple sage

possède un dicton que l’on pourrait traduire ainsi :


"Si chacun reprenait sa juste place, cela ferait un beau charivari !"

 


 

 

 

 

Qu’on le veuille ou non,

l’homme est un être de relation,

et la société est obligatoirement organisée, hiérarchisée.

 

C’est un fait incontournable,

en sorte que tout groupe qui désire faire quelque chose

commence par se donner un leader et des responsables.

Dans une famille,

il y a les parents, les enfants, les grands parents etc.

 

Dans un mur,

il y a les pierres de fondation,

la pierre d’angle et la clef de voûte.

 

Dans un orchestre,

il y a tous les instruments,

les violons, les flûtes, les hautbois

et le chef d’orchestre.


 

 

Si chacun est bien à sa place,

et ne cherche pas à prendre la place d’un autre,

équilibre, beauté et bonheur sont au rendez-vous.

 

Dans la vie commune de nos communautés religieuses,

les choses se présentent un peu différemment.

En effet,

si un fils sera toujours le fils de son père,

si le violon ne va pas se transformer en flûte,

 

dans la vie monastique, chacun est véritablement unique.

 

 

La sœur n’est pas identifiée à son service, au sein de la communauté.

Le service change,

la sœur approfondit sa relation au Christ

et son engagement dans la communauté.

 

Au cours d'une vie monastique,

telle sœur sera nommée sacristine,

puis cuisinière,

ensuite bibliothécaire

ou couturière,

et parfois elle aura deux ou trois services à mener de front.

 



Prendre sa juste place,

et s’ajuster à sa nouvelle situation,

est toujours à la fois une grâce et un labeur.

Accueillir ce qui est demandé

comme un service,

même si c’est perçu comme une charge ou un poids.

 

Recevoir et prendre ce qui est inattendu,

puis s’y investir,

y mettre toutes ses compétences,

avec joie, sans témérité ni fausse humilité.

 

Il convient de repérer les limites de la charge

pour ne pas empiéter sur les tâches des autres sœurs, donner le meilleur de soi,

là où on est,

et œuvrer avec toutes pour le bien commun.

 

.




 

S’investir dans son service,

et ne pas s’y identifier.

 

Nul n’est propriétaire de rien,

puisque tout est commun à tous.

 

Le chrétien est un baptisé.

Sa relation avec le Christ est son origine

et ce qui donne sens à sa vie.


Le moine a opté définitivement pour un amour préférentiel pour le Christ, manifesté publiquement par son engagement dans le genre de vie qu’il mène, et sa profession monastique.


Sa joie et sa liberté s’enracinent à ce niveau.

Alors, oui, il faut faire ce qui est requis, du mieux qu’on peut et pour le bonheur de tous.



Eucharistie

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